Pourquoi je suis contente d’en finir avec mes études


Il y a quelques jours, les cours au CELSA ont pris fin. En effet, comme je suis en Master 2 “professionnel”, les cours ne durent qu’un semestre, l’autre semestre étant consacré au stage et au mémoire. Donc, je n’en ai pas encore complètement fini avec les études, mais au moins, je n’aurai plus jamais de cours de ma vie!

My desk

Mes études auront donc duré sept ans. De l’hypokhâgne option Sciences Po à Dijon, année qui a déglingué mon horloge biologique, à Sciences Po Grenoble, où j’ai écrit le mémoire de ma vie, jusqu’à Lyon et l’année d’infographie, pour finir au CELSA, je pense que j’ai fait le tour des formations qui me correspondaient le plus. Je quitte le monde universitaire en ayant la sensation gratifiante d’y avoir appris tout ce que je voulais y apprendre. De ce côté-là, je n’ai aucun regret (ouf!).

Mon année d’infographie a, je crois, comblé le manque que je ressentais à Sciences Po niveau créativité. Certes, la formation était plus technique que graphique, mais au final, c’est peut-être cette année-là qui m’a appris le plus. Je dois remercier une de mes collègues de Sciences Po qui, alors qu’on finissait nos mémoires, m’a suggéré de ne pas aller bosser tout de suite, mais plutôt de faire une année de créa pour ne pas le regretter plus tard. Je remercie aussi mes parents d’avoir financé sept longues années d’études, et autant de déménagements.

Retour au CELSA. Alors que mes collègues de promo ont ressenti le besoin d’organiser un “goûter” pour marquer la fin des cours, j’observais tout ce petit monde avec du recul (en ayant tout de même pris soin de taper dans le paquet de Prince). C’était impressionnant de voir comment, en quelques minutes, tout le monde a co-créé l’artefact d’une pseudo-entente au sein de la promo. Ok, un goûter pour faire passer au second plan l’ambiance froide et ultra compétitive d’un groupe très fier de lui et du diplôme qu’il n’a pas encore. Un goûter pour laisser comme image finale des étudiants en totale cohésion, alors qu’en fait, au quotidien, c’est à peine si on se dit bonjour. Mais bon, on apprend toujours beaucoup en observant les humains agir en groupe. Et puis on ne m’a jamais causé de tort, j’ai quand même été bien tranquille, même si par là il faut comprendre je me suis sentie bien seule.

Ce qui ne me manquera pas:

  • les études de cas, les exposés et les dissertations en tous genres ;
  • les ambiances “on vaut mieux que le vulgum pecum parce qu’on a fait hypokhâgne/Sciences Po/le CELSA” ;
  • la création artificielle d’une supposée cohésion de groupe là où chacun(e) attend secrètement le moindre faux pas de son prochain ;
  • le stress des examens, et le fait de réviser la veille, voire le matin même ;
  • passer des concours d’entrée, sillonner la France en long en large et en travers pour ça, attendre les résultats ;
  • déménager, faire puis défaire des cartons…

Ce qui me manquera:

  • avoir du temps libre en semaine grâce aux emplois du temps aléatoires ;
  • voir les copines tous les jours ;
  • avoir Libé gratuitement chaque matin ;
  • ne pas avoir à penser aux choses d’adultes, comme les impôts, le chômage et autres joyeusetés ;

Ce que j’espère:

  • réussir mon mémoire, être à la hauteur pendant mon stage, et obtenir mon diplôme pour Noël ;
  • d’ici un an, avoir trouvé un emploi qui me permette d’être indépendante financièrement, de pouvoir louer un pied à terre un peu plus grand avec mon homme, et ainsi rappatrier toutes mes affaires, disséminées ici et là, en un endroit unique ;
  • trouver une forme de stabilité après laquelle je cours depuis plusieurs années.

9 Commentaires sur “Pourquoi je suis contente d’en finir avec mes études”

  1. Tinuviel ·

    wouaaaa! Je suis contente pour toi et je t’envie. Je serai dans le même cas l’année prochaine, fini les cours et un semestre pour rédiger ce qu’ici à Genève il appelle maintenant “travail de Bachelor” et qui n’est en fait qu’un travail de licence. C’est vrai que la vie d’étudiant à ses avantages, mais il y a un moment où on a envie de poser ses fesses dans une certaine stabilité. Ah je rêve de l’instant où je n’aurais plus ces satanés travaux de recherche à faire en groupe qui finissent en crises de nerfs ou dépression! Bonne chance pour la suite mais je suis sûre que tout ira pour le mieux!

  2. Marie ·

    Coucou Tinuviel :) Merci pour ton commentaire.

    Ah je rêve de l’instant où je n’aurais plus ces satanés travaux de recherche à faire en groupe qui finissent en crises de nerfs ou dépression!

    Je sais parfaitement de quoi tu parles! Même si d’habitude je suis plus celle qui fait déprimer les autres que celle qui déprime, dans les travaux en groupe :-P

    Bon courage pour tout ce que tu as à faire!

  3. Jiminix ·

    Bah je crois que si on le veut vraiment, il est possible de vivre sans trop se prendre la tête avec des choses d’adulte !!

  4. Marie ·

    @Jiminix: écoute, c’est ce que je vais modestement essayer de faire… :)

  5. Julien ·

    Hé oui… tu y es presque… ;) ne te manque plus que le diplôme… (mais je ne me fais pas trop de soucis pour toi)

    Et ensuite… à toi de voir… Nous avons tous des chemins différents, des expériences différentes pour les mêmes choses. La stabilité viendra avec le temps… curieusement, c’est aussi quelquechose qui s’apprend…

  6. Marie ·

    Coucou Julien! Pour le diplôme je ne me fais pas trop de souci non plus, même s’il va sérieusement falloir bosser pour écrire mon ultime mémoire, parallèlement à un stage intensif!…

    En tout cas merci pour ton commentaire, c’est toujours un plaisir. :)

  7. Shamii . 03 ·

    Bonjour, je ne te connais pas particulièrement, mais je suis tombé sur ton site par hasard.

    Je ne suis encore qu’une lycéenne, et j’ai toujours eu envie de faire des études en fac, j’avais même envisager de faire Sciences Po, pendant un certain moment, mais j’appréhendais énormément les études longues, mais je sais pas en lisant ton article, çà m’a remotivée ^^

    Alors, je souhaite que tous ce que tu espères se réaliseront et bonne chance pour tout ^^

    a+++

  8. Marie ·

    Bonsoir Shamii! Bienvenue par ici :)

    Les études longues ont forcément quelque chose d’un peu rebutant, mais ça permet aussi de prendre quelques années fondatrices, qui permettent de bien cogiter dans sa petite tête, de se découvrir des passions intellectuelles et émotionnelles, de bouger un peu (pour peu qu’on aime les déménagements), de rencontrer des gens qu’on ne rencontrerait pas autrement…

    Entrer dans une école comme Sciences po exige certes quelques sacrifices, mais au final, ton diplôme, tu l’as pour la vie et tu ne le dois qu’à toi. Pas mal comme façon d’entrer dans le grand bain!

    Bon courage pour tout ce que tu entreprendras en tout cas, études longues, courtes, voire pas études du tout.*

  9. Shamii. 03 ·

    bah merci pour tout ce tu as dis ^^ c’est gentil, encourageant et tout et tout =)

    xD pour tout dire la vérité, je dois faire un Dm d’histoire et franchement, j’en avais pas envie, et puis je me suis rappelé de cet article … comme quoi ^^

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